Faux Plafond autoportant

Faux Plafond autoportant

Selon les dimensions de la pièce, sa hauteur sous plafond, lors d’une rénovation, il est souvent judicieux de réaliser un faux plafond autoportant.

La structure est constituée de rails et montants fixés de part et d’autre de la pièce sur la cloison ou mur porteur qui recevront un parement en plaque de plâtre ou gypse (Fermacell)

faux plafond auto portant couloir

La solution est simple et rapide pour dissimuler un plafond ancien disgracieux ou très dégradé.

Ce faux plafond, selon l’espace disponible, permet aussi d’isoler phoniquement et thermiquement votre pièce.

De plus, les spots leds très minces, s’intégreront parfaitement dans le plafond suspendu et apportent une petite touche de modernité, souvent appréciée.

Faux Plafond autoportant, quels avantages ?

  1. Acoustique,( avec un complexe d’isolation type laine de roche, …) comme les seules liaisons sont périphériques, aucun contact direct avec l’ancien plafond, l’affaiblissement sonore est notable, et la réduction phonique bien sensible.
  2. Thermique, associé à un isolant type laine minérale, de bois, de chanvre, pour une épaisseur qui peut aller au delà de 100 mm, selon l’espace disponible.
  3. Rapidité de mise en oeuvre (par rapport aux autres procédés), ici pas de bascules et rosaces, pas de suspentes ou pièces métalliques pas toujours simples à régler parfaitement en longueur du premier coup : un rail périphérique, des poteaux doublés, un complexe d’isolation et le placo est posé.

Après cette description avantageuse du plafond autoportant maintenu sans fixation autre que périmétrique …

La prise en compte des limites techniques …

Les inconvénients du faux plafond autoportant …

La portée : votre pièce ne peut pas faire plus de 3,90 m de large et à cette portée le rail est un M100 (10 cm d’épaisseur),

Dans le cas d’une maison qui possède des plafonds à 2,70 m de haut, ce n’est pas particulièrement gênant, qui plus est si votre isolation est faible ou inexistante.

L’isolant mis entre les rails : si son poids est compris entre 6 et 10 kg/m² l’entraxe des montants est réduit à 0, 50 m. Pour des matériaux isolants dont le poids se situe entre 10 et 15 kg/m², l’entraxe descend à 0,40 m, dans ce cas peut être devriez vous considérer un plafond suspendu avec suspentes, pivots et tiges filetées.

Réalisation du faux plafond en 4 étapes

Pour un professionnel, la mise en place et l’installation sont assez simples, je fais volontairement abstraction des fils électriques et de quelques détails techniques dont il faudra cependant tenir compte si vous décidez de vous lancer.

  1. Positionner le niveau laser dans un angle de la pièce, déterminer la hauteur voulue et tracer en périphérie l’emplacement du futur rail.
  2. Mettre en place les rails / fourrures sur toute la périphérie en suivant les marquages précédemment faits et à les fixer sur les murs ( une fixation tous les 60 cm max)
  3. Poser les poteaux assemblés 2 par 2 dos à dos et fixés mécaniquement , à une distance régulière (50 cm à l’entraxe si le poids de votre isolant est compris entre 6 et 10 kg/m²) Sur ce point en particulier attention à l’équerrage des poteaux.
  4. Mise en place et fixation des plaques de plâtre spéciales plafond ( Plaques de BA 13 à 4 bords amincis par exemple). Les plaques se posent en quinconce sur l’ossature en place. Réalisation des enduits en deux passes et c’est prêt ( restera le ponçage et la peinture)